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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 10:47

Allez ... l'automne est là, l'hiver arrive, c'est le moment de renouer avec un peu de poésie ...

Aujourd'hui j'ai choisi de vous faire partager un petit poème d'un des auteurs hongrois parmi les plus connus, Mihály Vörösmarty (1800-1855), qui a donné son nom à une jolie place de Budapest. Sur cette place on trouve le fameux café Gerbeaud, mais aussi du vin chaud qu'on boit dans des gobelets brûlants pendant le marché de Noël ...

 

Rêverie

 

Pour ton amour,

Mon esprit je l'altèrerais,

J'en saccagerais toutes les pensées,

Ses inventions, rêveuses contrées,

Mon âme en pièces je mettrais,

Pour ton amour.

 

Pour ton amour,

Sur une cime me ferais

Arbre, et me vêtirais de vert feuillage,

Souffrirais l'éclair, l'ire de l'orage,

Et puis chaque hiver je mourrais,

Pour ton amour.

 

Pour ton amour,

Roc sous le mont me ferais,

Me consumerais d'ardeur souterraine,

Et déchiré d'inextinguibles peines,

En silence je souffrirais,

Pour ton amour.

 

Pour ton amour,

J'irais demander au Bon Dieu

De me redonner mon cœur mis en pièces,

Puis en l'ornant de vertus, de noblesse,

Je viendrais te l'offrir, joyeux,

Pour ton amour.

 

Je précise que ce poème (écrit en 1843 juste après le mariage de Vörösmarty) a été traduit/adapté par Jean Gacon, et qu'il figure dans l'excellente "Anthologie de la Poésie hongroise" parue au Seuil en 1962, sous la direction de Ladislas Gara.

Sziasztok !!!

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