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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 09:18

... m'émeut

Chuis amoureux

de ses pattes en dentelle

quand elle se lisse les ailes

je me la ferais bien

mais j'ai trop sommeil ...

 

Hé oui, il est mort, le grand Jacquot ! On avait beau s'y attendre, ça fait quand même vachtement mal ...

Un hommage sous la forme d'un poème de József Attila :

 

Après-midi d'été

Les ciseaux bavardent. Mémère

a tondu l'herbe verte,

accroupie : même de derrière

on voit sa bouche ouverte.

 

La radio frétille. Bourdonnent

sur la vitre des ailes,

des brises légères frissonnent

sur les herbes nouvelles.

 

Tiède flaque d'eau le temps

dans le Néant s'engage ;

de la fleur le frémissement

a marqué son passage.

 

Sur la table ma femme étend

la nappe immaculée.

Moi, je confonds depuis longtemps

dormir et travailler.

 

Dans ce paysage le ciel

brille comme une toile.

Sur leur plat de verre étincellent

les fraises, vraies étoiles.

 

Heureux ? Ma chérie est assise

et coud à mes côtés.

Aveugle, un train de marchandises :

nous l'écoutons passer ...

 

Texte français de Lucien Feuillade. Poème composé au cours de l'été 1934.

Paru dans "Aimez-moi" , éditions Phébus, 2005

 

Un peu le même feeling, pas vrai ? Je ne sais pas où tu es maintenant, mon Jacquot, mais si tu vois Attila, donne-lui le bonjour de ma part ...

Sziasztok !

 

 

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