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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 09:27

Bon ... avant de vous emmener en Italie, laissez-moi vous parler un peu de cette région autour d'Innsbrück, et de la passe du Brenner.

Innsbrück tout d'abord, que nous n'avons fait qu'effleurer pour cette fois. Mais redisons-le, c'est une ville magnifique, regorgeant de merveilles à (re)découvrir ! D'ailleurs si vous voulez en avoir une petite idée, voici le lien conduisant à l'article que je lui avais consacré lors d'un précédent voyage :

http://budablog.over-blog.com/article-aller-en-hongrie-en-traversant-l-autriche-124461458.html

Et tout autour d'innsbrück donc un tas de chouettes lieux qui n'attendent que vous et votre besoin de beauté : le château d'Ambras et son fantastique cabinet de curiosités (voir le même article), Hall, Schwaz, ...et puis tous ces paysages, ces châteaux, ces citadelles dont nous allions voir une collection en descendant vers l'Italie ...

Et il y a le Brenner, culminant à 1375 m, passage très pratique (et donc très emprunté) pour franchir les Alpes. Une route superbe, qui monte progressivement, ce qui est très bien pour une petite C3, et qui est presque entièrement suspendue à flanc de montagne, ce qui donne ça :

Je ne sais pas si vous le voyez clairement (ce n'est pas faute d'avoir essayé de prendre une photo potable !) mais au fond vous pouvez deviner le dessous de la route, et c'est comme ça pendant des kilomètres ! On comprend mieux pourquoi il faut payer un petit quelque chose supplémentaire pour l'emprunter. Mais qui dit passage dit protection, dit surveillance, dit péage y compris dans les anciens temps. C'est pourquoi tout au long de la route vous pouvez voir forts et citadelles de toutes époques et en tous genres ...

au Moyen Âge

ou plus près de nous ...

Une fois passée la frontière, nous nous sommes arrêtés à Vipiteno. Pourquoi cela ? Eh bien figurez-vous que le Mentor de Ma Douce y avait passé des vacances il y a bien longtemps et qu'elle avait envie d'y faire un petit pélerinage sentimental ... Une raison très suffisante donc, en plus c'est joli comme tout, Vipiteno ... même si on a eu un peu de mal à trouver le centre ! Nous nous sommes donc installés pour pique-niquer dans la cour d'un énorme bâtiment identifié comme le Musée de la ville, mais qui avait été autrefois une commanderie de Templiers :

et puis, après avoir soigneusement ramassé nos papiers gras, nous sommes allés visiter l'église voisine. Tout au long de la façade s'étageaient des plaques mortuaires, n'oubliez pas que nous sommes encore tout près de l'Autriche ! D'ailleurs Vipiteno s'appelle aussi Sterzing, c'est tout dire ! D'une manière générale l'influence autrichienne se fait sentir même au-delà, jusqu'à Bressanone, appelée aussi Brixen am Eisack, nous aurons l'occasion d'y revenir.

Au plafond de cette église une belle voûte gothique "habillée" en baroque, comme souvent en Autriche ...

et dissimulé au milieu de toutes ces enchevêtrures, qui voyons-nous ? je vous le donne en mille !

Eh bien oui, c'est bien lui, Saint Sébastien en personne, plus alangui que jamais, ah le coquin !

Et en allant sur Wikipedia pour vous communiquer quelques informations supplémentaires, je m'aperçois qu'on a presque tout raté de Vipiteno, restant au bord sud de la ville mais je ne me souviens pas d'avoir vu la moindre indication d'un quelconque centre-ville ...

La halte suivante, Bressanone, nous a été conseillée par une amie hongroise qui en parlait avec des étoiles plein les yeux, et c'est vrai que nous n'avons pas été déçus. Bon, très touristique, c'est vrai, avec pas mal de monde dans les rues, mais on comprend assez vite pourquoi ... Vous connaissez déjà mon goût pour les beaux toits :

Pas mal, celui-là, qu'en dites-vous ? agrémenté en outre de lucarnes et de cheminées tout à fait pittoresques ... Nous avons donc suivi des rues anciennes, mettant nos pas dans les pas anciens, nous gorgeant de beauté autant qu'il était possible de le faire. Et puis et puis nous sommes arrivés à un endroit comme vous n'en voyez pas souvent dans toute votre vie ...

Il s'agissait d'un cloître, bien sûr, mais d'un cloître entièrement peint ! avec des fresques des XIV et XVèmes siècles d'une qualité et d'une fraîcheur proprement extra-ordinaires !!! Et là, excusez-moi mais je ne peux pas m'empêcher de vous en infliger quelques photos parce que vraiment c'était TROP beau :

Alors qu'est-ce que vous en dites ? ça saoûle un peu, non, tant de beauté ? en tout cas merci à la copine hongroise, on comprend mieux les étoiles dans les yeux ! Et de tout cela, bien sûr, rien ou presque sur les différents sites ayant trait à la ville ... mais chut ! silence le vieux con !

Un peu étourdis, un peu "sonnés", nous sommes ressortis dans les vieilles rues et leurs arcades, bien agréables par toute cette chaleur ...

Et vous allez voir que je ne suis pas qu'un vieux con tout entier empreint de nostalgie, et que je suis capable d'apprécier quelque chose de moderne aussi ! Regardez ça :

Ah ah ... ça vous coupe la chique, hein ? Ben oui, il s'agit d'un bel hôtel tout ce qu'il y a de contemporain, pour lequel les architectes ont eu l'heureuse idée de bâtir ce mur-miroir, où on peut admirer le paysage environnant. Remarquez, pour être tout à fait honnête, c'est Ma Douce qui a attiré mon attention là-dessus. Je ne sais pas si tout seul ...

Et puis voilà, il était temps de quitter Bressanone si nous voulions être à Brescia le soir-même. Ma Douce a quand même pris le temps de s'arrêter dans une boutique équitable : elle avait repéré en vitrine un joli vêtement qu'elle voulait essayer. Moi je l'ai attendue dans la rue et j'ai écouté les gens parler : eh bien je peux vous assurer que cela ressemblait plus à de l'autrichien qu'à de l'italien !

Une fois le joli vêtement acheté, un dernier clin doeil à l'Histoire avant de partir :

Un éléphant à Bressanone, ça alors ! Les férus d'Histoire le savent déjà : Hannibal himself est passé par là ... eh bien, non, pas du tout, il s'agissait en fait du cadeau du roi du Portugal à l'empereur Ferdinand 1er et c'est en 1550 (au mois de décembre en plus) que le débonnaire pachyderme fit sa traversée alpestre pour arriver jusqu'à Vienne. Et la peinture sur la façade de l'hôtel date de cette époque-là ... Allez, sans rancune, vous êtes presque arrivés au bout de ce voyage !

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