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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 21:01

A Bordighera nous avons dormi dans un hôtel qui avait dû connaître une autre splendeur … nous étions sur la « Riviera » italienne, juste après la frontière française et l’on sentait bien, en regardant autour de nous, que toute la ville, et même la région, avaient dû être des lieux de villégiature particulièrement appréciés … entre les deux guerres ? Ou même plus tôt, début vingtième ? C’était bien possible étant donné la taille du magnolia devant nos fenêtres ...Et qu’en était-il aujourd’hui, à part notre hôtel un peu défraichi ? Outre l’exubérance de la végétation, ce que je retiens de Bordighera c’est que c’est une ville compliquée ! Pas facile d’y arriver tout d’abord par une route en lacets très étroite où deux voitures peinent à se croiser. Ensuite il a fallu trouver l’hôtel au fond d’une impasse sans guère de place pour se garer. D’ailleurs le stationnement a été une plaie continuelle, aggravée par le fait que nous accompagnions une amie très âgée qui ne pouvait pas beaucoup marcher. Compliqué de trouver une place pour apercevoir la vieille ville (nous avons renoncé à la visiter!) compliqué d’en trouver une pour aller manger, compliqué d’accéder au bord de mer, compliqué partout et tout le temps …

ça c'était (une partie de) la vue depuis la terrasse de notre hôtel : pas mal, non ?

et de l'autre côté, où on aperçoit la mer ...

Cela ne s’est pas simplifié quand nous avons repris la route le long de la côte : beaucoup de voitures, beaucoup d’habitations, en fait on a eu l’impression de ne jamais être sorti de la ville, on n’avançait pas et donc on a opté pour l’autoroute qui courait un peu plus haut dans les collines de Ligurie. Un parcours très pittoresque, composé de ponts et de tunnels : un pont et une échappée sur un village dans une échancrure de la côte, avec un nombre incroyable de serres tout autour :

sur un pont, pas loin d'un tunnel, et les serres ...

un tunnel plus ou moins long (chaque pont et chaque tunnel ayant son nom) et hop ! un nouveau pont, et ceci pratiquement jusqu’à Gênes où nous nous sommes arrêtés un peu.

Je ne sais pas exactement pourquoi, voilà longtemps que je voulais voir Gênes, peut-être à cause de Christophe Colomb ? Bon, en deux heures, nous n'avons pas vu grand-chose de la ville mais comme par hasard nous nous sommes arrêtés à deux pas de l'église où le petit Christophe fut baptisé ...

Ce qui était étrange, c'est que dans la crypte de cette église étaient réunies des Ukrainiennes, avec qui Notre Vieille Amie a pu parler un peu ... en roumain ? Elles lui ont expliqué qu'elles travaillaient dans cette église, à son entretien, sa décoration, ... D'ailleurs la ville entière nous a donné l'impression d'être "à étages", de comporter plusieurs niveaux dont certains doivent renfermer bien des mystères inaccessibles aux visiteurs de passage que nous étions.

vous voyez ce que je veux dire ?

Après Gênes nous avons voulu suivre à nouveau la côte mais à nouveau beaucoup de circulation et nous avons assez vite bifurqué vers les collines de l'intérieur pour rejoindre à nouveau l'autoroute. Juste avant nous nous sommes arrêtés dans un tout petit village quasi-montagnard dont nous n'avons pas réussi à découvrir le nom. Toujours est-il qu'il y avait là, bien sûr, une église et que dans cette église il y avait ceci :

un tout petit village de rien du tout, vous dis-je ...

Comme souvent, pour ne pas dire toujours, c'est Ma Douce qui avait préparé le voyage et qui, en particulier, avait choisi les hébergements. Et c'est là que vous vous dites que ça vaut vraiment la peine de voyager avec une dame de 93 ans ! Pas question, en effet, de la faire dormir dans je ne sais quel boui-boui de bas étage (ce que nous avons rarement fait d'ailleurs), pas question non plus d'attendre huit heures du soir pour réserver quelque chose, au risque d'atterrir, faute de mieux, dans ledit boui-boui ... Et voilà ce que nous avons découvert à la lueur du soleil déclinant, et qui devait constituer notre deuxième hébergement :

un ancien monastère non loin de Parme : faramineux, n'est-il pas ?

En plus les chambres étaient très vastes et très belles. D'ailleurs le décor dans son ensemble était très soigné, avec des œuvres d'art contemporain dans la cour intérieure, par exemple. Un seul bémol : la table qui n'était pas à la hauteur du reste. Dans une carte assez pauvre j'ai choisi pour ma part une espèce de risotto qui s'est révélé parfaitement insipide. Sans parler des odeurs d'étable qui assaillaient la terrasse ... Quand on a demandé leur provenance à la serveuse elle nous a répondu en haussant les épaules qu'après tout on était à la campagne, ce en quoi elle avait du reste entièrement raison ...

Une parenthèse pendant que j'y pense : savez-vous que pendant toute notre traversée de l'Italie nous n'avons pas vu un seul animal dans un champ ? Pas une vache, ni un cheval, pas même un mouton ou une chèvre ! Comment expliquez-vous cela ? Certes nous étions au mois d'août et il faisait très chaud, mais quand même ...

Le lendemain, après un bon petit déjeuner (ce qui n'est pas si courant en Italie, perdone ...) nous avons découvert Parme mais ce sera le sujet de l'épisode n°3 !

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