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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 09:15

Voilà ... on a vraiment bien aimé la Thuringe, ses rivières, ses forêts, ses monuments à la fois somptueux mais sans prétention, ses charmantes petites villes (malgré l'omniprésence de ce cher Luther), sa relative discrétion, on y retournera ... et à Eisenach d'abord !

Mais il fallait déjà songer au retour (d'ailleurs pour des vacances aussi courtes n'y songe-t-on pas dès le départ ?) notre première étape ne fut ni pour une ville ni pour un monument : voilà ce que nous avons trouvé sur notre route :

Hé oui, il fallait bien la passer à un moment ou l'autre, cette fichue ligne de démarcation qui a coupé l'Europe en 2 pendant quarante ans ! Et bien quand vous êtes là et que vous regardez autour de vous, collines identiques à gauche et à droite, à l'Est comme à l'Ouest, mêmes églises en haut desdites collines, villages jumeaux d'un côté ou de l'autre, vous vous dites que décidément les frontières sont des créations bien étranges ! Cela m'a rappelé un article écrit il y a plus de dix ans : http://budablog.over-blog.com/article-34990436.html, intitulé "Un même paysage, trois pays", écrit après avoir découvert le triangle formé par les frontières hongroise, serbe et croate ... Il y avait un reste de mirador, de vagues barbelés, tout embêtés d'être là, et surtout un chemin de croix tout au long de cette ligne, fait de grandes statues en métal rouillé.

Un peu plus loin, nous sommes arrivés à Fulda et nous nous sommes retrouvés assez vite dans un terrain plus connu :

Et bien oui, du baroque en veux-tu, en voilà ! Malheureusement (pour nous) nous sommes arrivés à la cathédrale juste au moment de la messe, ce qui nous a empêchés de visiter cet édifice qui avait l'air aussi grandiose à l'intérieur qu'à l'extérieur. Tout juste avons-nous pu prendre une photo de mon saint préféré, qui avait un peu l'air de s'ennuyer, tout seul dans son bas-côté :

Une autre grande étape que nous avions prévue c'était Mayence, ou Mainz dans le parler local. En effet, lors d'autres voyages nous avions déjà découvert les cathédrales de Speyer et Worms : pour clore la trilogie des grands "westwerk" il ne nous manquait plus que Mayence ! Après avoir pique-niqué au bord du Rhin (un endroit sympa mais bien dégoûtant) nous y fûmes donc ... Autant j'avais gardé un souvenir positif et lumineux des deux premières, autant celle de Mainz (dont nous avons eu bien du mal à trouver l'entrée !) m'a paru sinistre et presque macabre :

genre "frisson dans le dos" et "poils qui se hérissent", voyez ? C'est sûr que je n'aimerais pas y être enfermé par mégarde et être obligé d'y passer la nuit ... Mmm ... par mégarde, vraiment ?

Je suis donc ressorti assez vite sur une grande place lumineuse et chaude, au-delà de laquelle se trouvait le musée Gutenberg, un natif de la ville, beaucoup plus sympa :

une grande plaque devant l'entrée du musée qui reprend, j'imagine, tous les caractères utilisés à son époque

Nous avons dormi une dernière fois en Allemagne (Ma Douce, je ne sais pas pourquoi, y tenait beaucoup, peut-être à cause des petits déjeuners qui ressemblent plus à ceux des Hongrois ?), non loin de la frontière, dans une petite "gasthaus" tout à fait sympathique ...

Et puis, et puis, ce fut la France, ENFIN !!! Incroyable comme j'ai été content, cette fois, d'entendre des gens parler la même langue que moi ! de saisir toutes les nuances, toutes les inflexions, de saisir le rapport constant entre les paroles et les expressions ... tout ceci à Haguenau, une jolie petite ville toute rouge ...

Avant de regagner nos pénates nous avons fait un dernier arrêt dont j'hésite un peu à parler. Connaissez-vous le château de Lunéville ? Il est immense, démesuré :

et l'on se dit que certains soirs d'hiver, sur cette esplanade, on ne doit pas se sentir très loin du pôle Nord ... Et le parc, qui s'étend de l'autre côté, est encore plus gigantesque ! C'est bien simple, on n'en voit pas le bout. Une espèce de "Versailles lorrain", quoi ! Au XVIIIème une des plus brillantes cours européennes ... C'est un peu triste de voir qu'un édifice de cette taille, complètement disproportionné par rapport à notre époque, peut difficilement échapper à l'image d'une coquille vide ... Ce qui est encore plus triste c'est de constater à quel point une ville comme Lunéville peut sembler triste et morte, un lundi 16 août peu avant 14 heures ... Il n'est qu'à jeter un coup d'œil sur les statistiques de population dans Wikipédia pour voir que celle-ci ne cesse de décroître, lentement mais sûrement, depuis les années cinquante.

Pour finir sur une note plus gaie, précisons que nous n'avons inquiétés à aucun moment dans le franchissement des frontières, et pourtant nous en avons franchi 7 ! Si, une fois, entre la Hongrie et l'Autriche juste comme on arrivait un type a passé la frontière en vélo sans rien demander à personne. Du coup le douanier bedonnant qui avait failli avaler son sifflet s'est cru obligé de nous contrôler. Quand on lui a dit les mots magiques "France-Transit", il nous a tout de suite fait signe de circuler.

En espérant que ce petit périple vous a plu, szia everybody !

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