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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 18:16

Les chaleurs féroces de Budapest ... Imaginez que certaines nuits il faisait plus de 35° dans la ville ! Quant au jour, je vous laisse imaginer ... Entre journées caniculaires et nuits qui ne l'étaient pas moins, ce fut donc un séjour un peu chaotique pour lequel je vais me contenter de vous livrer quelques images ...

Savez-vous de quoi il s'agit ? Cela ne vous rappelle rien ? Eh bien oui il s'agit de l'entrée principale du nouveau Musée d'Ethnographie ! Encore une fois une entrée dissimulée (cf le musée de Lausanne) qui donne un peu au visiteur le sentiment de se faire avaler par l'énormité du bâtiment.

Mais une fois qu'on a osé entrer dans le ventre de la "baleine", que d'espace ! On est tout d'abord accueilli par une immense maquette de Budapest :

Maquette d'autant plus intéressante que, grâce à des tablettes numériques (que vous pouvez voir au premier plan sur la photo), on peut obtenir des informations supplémentaires sur tel ou tel endroit de la capitale.

Le Városliget (ou "jardin de ville"), périmètre où se trouve le Musée et où foisonnent les projets comme la nouvelle Maison de la Musique, n'est bien sûr pas oublié :

Assez fascinant, ce tout petit musée à l'intérieur de son immense modèle ...

N'oublions pas que le Musée d'Ethnographie a été inauguré il y a peu et que beaucoup d'objets n'ont pas encore été déplacés de l'ancien musée (qui était magnifique lui aussi, dans le genre "palais du 19ème") au nouveau. On le sent bien avec tous ces espaces encore vides, même si d'autres sont bien (trop ?) remplis :

Une immense galerie vitrée emplie de poteries venant de toute la Hongrie, et même des différentes parties du monde (sauf que nous n'avons pas pu trouver une seule poterie de France !) longe un vaste escalier où il faut faire attention de ne pas se casser la figure (il paraît qu'il y a eu des accidents de personnes âgées aux premiers jours d'ouverture !) :

et ça fait haut quand même !

Après cette visite un peu souterraine tout de même (un de nos amis a dit qu'il se sentait comme dans le métro ...) nous avons émergé sur le fameux toit-terrasse ... qui se trouve en partie au niveau du sol !

Malgré la chaleur cela faisait du bien de retrouver un peu de "vraie" lumière ...

Et voilà on est sorti de la "baleine" et on a longé ses flancs pendant un grand moment parce que c'est une grande baleine ...

 

D'ailleurs on a peut-être mieux compris la présence de ces pixels, après notre visite. En effet la première interprétation, évidente, c'est la modernité mais si l'on y regarde de plus près on s'aperçoit que ces pixels reprennent des motifs de broderie ancienne, d'où l'alliance entre tradition et modernité. 

Quoi d'autre à Budapest, à part la chaleur, la famille, et les amis ?

Ah oui, nous avons fait une escapade "en amoureux" à Szentendre, petite ville d'artistes et de poètes que nous affectionnons particulièrement. Il s'agissait d'abord de trouver un peu de fraîcheur au bord du Danube :

ce qui fut fait !

Mais aussi de visiter une grande exposition d'Anna Mark, artiste de renom que nous avons la chance de connaître personnellement. Le lieu, un musée de la ville, est un peu caché et pas si facile à trouver. En plus, quand nous sommes arrivés nous avons eu affaire à une espèce de cerbère mal dégrossi qui avait vraiment l'air de se demander ce qu'on venait fiche là !

L'exposition elle-même était très belle, enfin je suppose parce que je dois avouer que j'ai un peu de mal avec les œuvres d'Anna. Comme il s'agissait d'une rétrospective, j'ai essayé de mesurer l'évolution de son art au fil du temps mais là non plus je ne peux pas dire que j'ai été très content de moi !

j'ai relevé plusieurs fois le mot "surréalisme" dans les textes d'accompagnement mais je l'ai cherché en vain dans les œuvres elles-mêmes ...

Ensuite, dans le soir qui commençait à tomber nous nous sommes promenés dans les rues de Szentendre et, croyez-moi, avant de retrouver l'agitation et la fureur de Budapest, cela faisait vraiment du bien !

De retour dans la capitale, je dois bien avouer que j'étais un peu terrassé, alors j'ai laissé Ma Douce et son papa aller à la découverte d'autres nouveautés, comme le Pénzmúzeum (ou "Musée de l'Argent") parce que Beau-Papa s'intéresse à l'histoire dont parlent ces médailles anciennes :

d'après ce qu'ils m'ont dit c'est archi-moderne et complètement interactif ...

Sur leur chemin ils ont découvert également, pas loin du Parlement, quelque chose d'assez étonnant et de très "historique", le Aranyvonat ou "Train d'or" :

Bien sûr cela commémore quelque chose, il n'y a qu'à remarquer les dates, mais quoi ? Qu'est-ce qui a bien pu se passer en 1038 tout d'abord, en 1938 ensuite ? En tout cas quelque chose de suffisamment important pour que l'on impose à deux figurants courageux de porter uniformes et houppelande par cette chaleur infernale !

Bien sûr cela commémore quelque chose, notamment les 900 ans de la mort de Saint Etienne, premier roi de la Hongrie, dont les reliques sont partis en voyage en 1938. Les Hongrois aiment à commémorer.

Et voilà que notre nouvel "été hongrois" est déjà presque fini ... Il y fait toujours chaud, comme le prouve cette photo de plage à Baja, où nous sommes redescendus avant de repartir pour la France :

il faut bien vous dire qu'en temps "normal" le Danube peut monter jusqu'aux arbres ...

Nous avions prévu de repartir un dimanche mais comme je ne me sentais pas très bien (nous avons compris un peu plus tard qu'il s'agissait probablement des premières atteintes du Covid) nous avons remis notre départ au lundi. Nous en avons profité, malgré une météo assez moyenne, pour emprunter le petit train touristique du Gemenc, la forêt alluviale toute proche de Baja, celle où nous avions découvert le "Titan" quelques jours auparavant (voir épisode suivant) :

Très pittoresque, ce petit train, avec ses banquettes en bois et sa machine à vapeur ! Il emmène ses passagers à travers la forêt, au milieu de laquelle nous louchons à force d'essayer de dénicher des bêtes sauvages. Heureusement des enclos existent, un pour des sangliers aux museaux étonnamment pointus, un autre pour des cervidés mollement allongés dans une prairie ... L'endroit de la gare est assez bien conçu, avec des salles d'exposition sur la faune locale ainsi qu'une très belle carte de Hongrie où figurent les différentes espèces d'arbres.

Mais voilà que la boucle était bouclée, et que l'Hexagone nous appelait. Alors une dernière image de train, qui rappelle un peu celle du musée de Lausanne, par où nous avons commencé ce voyage :

Szia everybody, so long, so long !

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commentaires

R
Je compatis à cause de la canicule hongroise mais celle du Nord n'étais pas mal non plus!...<br /> Merci pour votre description du voyage : elle m'a appris plein de choses!
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L
Merci pour votre commentaire ! Je suis moi-même un fidèle lecteur de votre blog que j'apprécie beaucoup !