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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 07:41
Jó reggelt ! good morning ! buenas mañanas !

C'est bien le moment de le dire : il est 7h43 du matin, et c'est dimanche. J'ai quitté mon lit tout chaud, tout doux et ... tout habité, et tout ça pourquoi ? Pour venir vous dire quelques mots, chère lectrice et cher lecteur de mon cœur ! (ndlr : ne vous fiez surtout pas à ces grandes déclarations lyriques : la démarche ici est, bien sûr, purement égoïste et "intéressée" !)
Par amour, j'ai tout quitté, appartement, boulot, ami-e-s, pour venir vivre à Budapest. Je me suis mis,comme on dit, "en disponibilité" ... Mon plan était relativement simple : ayant réussi à mettre de côté quelques euros, j'avais prévu certes de travailler un peu, mais surtout d'avoir du temps pour découvrir la Hongrie et les Hongrois, pour me promener, pour écrire (sur le blog, principalement) et pour aimer, aimer, aimer ... Ah oui ! je me suis inscrit également au Master FLE "à distance" de l'université Stendhal de Grenoble, histoire de "boucler" mes études ...
Et puis voilà, une chose en entraînant une autre, je vais bientôt avoir des semaines aussi chargées que quand je travaillais à plein temps au rectorat !
Qu'on en juge :
- lundi matin : cours de hongrois à la HLS jusqu'à 12h30
- lundi après-midi : à partir de 13h00 leçon de français dans une ambassade (heureusement que ce n'est pas très loin !)
- mardi après-midi : leçon de français à l'antenne d'une grosse société laitière française
- mercredi : comme lundi, sauf qu'en plus il faut que j'arrive à caser une leçon de français pour un prof d'anglais hongrois !
- jeudi : comme mardi
- vendredi : journée "Master" (en principe)
Vous allez me dire : mais c'est cool, c'est relax, ça, comme emploi du temps, il y a plein de trous dedans ! Ouais ... mais ces leçons de français, il faut les préparer, il ne me suffit pas d'arriver les mains dans les poches, surtout si je veux garder mes "clients". Mais le Master demande de plus en plus de temps, et encore je ne fais pas sérieusement tout ce que je devrais faire. Par exemple, je devrais tenir un "blog d'apprentissage" sur mon identité d'apprenant en ligne, ou quelque chose comme ça, ben nul doute que je préfère mille fois écrire sur celui-ci, ce qui demande également, vous vous en doutez bien, une certaine disponibilité !
Et pourquoi est-ce que je travaille, d'abord ? Eh bien mais pour gagner quelques forints, pardi ! 2500 pour un cours de 45mn, exactement, soit au cours actuel environ 8,5 euros. Pas vraiment le Pérou, d'autant que la vie n'est pas si "donnée" en Hongrie : un abonnement mensuel pour les transports en commun coûte 9000 ft (plus de 30 euros), un litre d'essence environ 300ft (un peu plus d'un euro), un pain entre 200 et 400, un kilo de viande entre 2000 et 3000, etc ... Il n'y a que pour les cigarettes que ça vaut le coup : 660 fts le paquet ... de 19 ! L'autre jour on a fait des courses au supermarché : un demi-chariot sans aucun produit de luxe, paf ! 20 000 forints ! Quand on sait qu'un professeur de lycée gagne à peu près 110 000 fts par mois, on comprend vite l'obligation de donner des leçons particulières ...
Alors, est-ce que je vais me plaindre ? Non, certainement pas ! C'est juste que je commence à me poser de bonnes vieilles questions : à partir de quelle quantité hebdomadaire le travail devient-il aliénant ? à partir de quel moment la routine prend-elle le dessus, et vous bouffe-t-elle la vie ? et quels sont les facteurs qui vont faire pouvoir faire varier cette quantité dans un sens ou dans l'autre ? C'est sûr qu'en ce moment un seul baiser de Mon Amie efface une journée entière de dur labeur (ndlr : mais demain ? mais plus tard ?) même s'il m'a fallu, pour rentrer, prendre le métro entre Forgách utca et Déli pályaudvar, particulièrement long et déprimant (facteur aggravant).
Heureusement que le métro permet de lire : je vous signale donc l'excellent "Jóska Átyin n'aura personne pour le lui rendre" de Béla Osztojkán, paru chez Fayard, qui narre les tribulations d'une communauté tsigane du nord-est de la Hongrie dans les années cinquante. Pas si facile à lire, dans la mesure où l'on passe de la peau d'un personnage à une autre, d'un souvenir à un autre (on pourrait presque parler d'un roman "brodé" avec des fils qui se cachent et réapparaissent), mais très instructif sur la manière dont les Tsiganes ont été traités au glorieux temps etc ... Sur la manière dont ils ont ressenti les choses aussi, puisque l'auteur était (il est mort en 2008) Tsigane également.

Voilà, ce sera tout pour cette fois, sans photo, rien, allez, si, juste une petite alors, parce que, vous l'aurez compris, je n'ai pas que ça à faire !


Salut !

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  • : Choses vues, ressenties, rencontres, photos prises pendant mon séjour à Budapest, en Hongrie.
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