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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 14:06

SAN FRANCISCO

 

Lundi 29 octobre 2012

 

Ce matin on s’est réveillés un peu plus tard, vers 4 heures ... Pas de doute, on rattrape peu à peu le décalage horaire !

Après le petit déj’, on a pris le bus n°1 sur California street jusqu’à Van Nesse boulevard, puis le n°47 jusqu’au City Hall. En fait il s’agit d’une grande cité administrative (Civic center), composée de grands immeubles assez froids et sans beaucoup d’intérêt. Sur les grandes esplanades, quelques « homeless » vaquent tranquillement à leurs petites occupations ...

A pied on a remonté Market street jusqu’à Union square, où on a trouvé LA boutique Levi’s. On y trouve tous les exemplaires historiques de la marque, et aussi des modèles modernes qui sont à vendre ... un peu cher ! 74 $ pour un 501, hors taxes (omniprésentes aux US), ça ne vaut pas le coup de s’encombrer pour le retour ! Puis on jette un oeil rapide sur le MOMA (Modern Museum of Arts) de SF : il s’agit d’un bâtiment assez lourd, qui ne nous retient pas longtemps.

De rue en rue, l’impression se fait plus vive d’être « en Amérique » : les voies ne sont pas très larges, et cette étroitesse relative est renforcée par la multitude de gratte-ciel plantés dans tous les sens, de toutes tailles et de toutes dimensions. D’ailleurs aucun de ces immeubles ne porte d’annonce publicitaire superflue, pas comme à Moskva Tér, par exemple !

Nous parvenons au quartier de Yerba Buena (ce qui, je l’avoue, me donne quelques idées ...), espace moderne mais tranquille, assez sympa avec une ambiance familiale et bon enfant. On découvre là un mémorial dédié à Martin Luther King et à la bataille pour les droits civiques, modeste, presque humble, assez touchant ...

Il nous faut prendre à nouveau le bus, pour lequel nous n’avons toujours pas compris le système des billets : normalement ceux-ci sont valables 90 minutes, mais on s’aperçoit que la validité des nôtres dure jusqu’à 2.30 pm, soit 2 bonnes heures de plus que prévu ! Erreur du chauffeur ? billets prolongés à  cause de nos bonnes têtes ? on ne saura jamais le fin mot de l’histoire ... En attendant on se trompe d’arrêt, ou de ligne, et nous devons marcher encore pour atteindre la baie. Comme nous sommes affamés, nous décidons de pique-niquer sur le pier n°3, qui convient à notre besoin d’une pause. Bizarrement, l’océan sent très peu, en tout cas pour moi, habitué à la forte odeur de vase qui signale la Manche, et si ce n’était le décor environnant, on pourrait se croire au bord du lac Léman ! Nous admirons les jeux de la brume qui s’en va et revient parmi les gratte-ciel du bord de mer. C’est le phénomène météorologique le plus typique de SF, et nous en reparlerons un peu plus loin ...

En attendant le soleil s’installe durablement et nous reprenons nos pérégrinations, en suivant la baie tout d’abord puis en prenant vers l’intérieur en remontant Vallejo street, et quand on parle de « monter » ici, ce n’est pas un vain mot ! Je ne sais pas quel pourcentage peuvent atteindre certaines côtes, mais le fait est que ça tire sérieusement dans les mollets ! Finalement, éreintés, nous atteignons le Trieste Café, où un ami Hongrois avait ses habitudes quand il vivait ici. Effectivement c’est un endroit bien sympa, « à l’européenne », dans lequel je peux enfin boire un « espresso » plus vrai que nature ! Un peu d’énergie pour monter encore jusqu’à Coit Tower, qui n’est pas ce que vous croyez (en aurions-nous eu la force ?) mais qui porte simplement le nom de sa donatrice, Miss Coit, eh oui, c’est comme ça ! Et là, à l’intérieur de la tour, on est tombés en arrêt, stupéfaits par la beauté des fresques qui couvrent tous les murs du premier niveau. Les lecteurs attentifs de ce blog ne manqueront pas, j’espère, de faire le rapprochement avec celles de Dunaujváros, auxquelles elles ressemblent vraiment beaucoup ! Penser que dans les années 30, aux Etats-Unis, la même utopie socialiste donnait naissance à des oeuvres presque similaires à celles qui verraient le jour 20 ans plus tard dans la république socialiste de Hongrie, il y a de quoi rester bouche bée, non ? Une fois sortis de la tour, nous admirons le panorama superbe sur la baie ... avec la brume qui s’amoncelle au loin ...

Nous redescendons par Napier Lane, que nous mettons un moment à trouver : escaliers et passerelles en bois, végétation luxuriante, maisons joliment « personnalisées », une atmosphère somme toute assez « bobo », et j’essaie de me rappeler des noms de lieux dans les « Chroniques de San Francisco », série de livres qui avait remporté un tel succès dans les années 80, ou 90, et qui paraissait si « exotiques », mais je n’y arrive pas ...

Nous retrouvons le bord de l’eau et là, mus par une impulsion subite, nous décidons de monter dans un bateau en partance pour une petite croisière dans la baie ! Après tout, qui sait si nous reviendrons jamais à Frisco ? Alors autant faire le plein de sensations, pas vrai ? Peut-être qu’on aurait dû se méfier en voyant les sourires mi-goguenards, mi-bienveillants, des marins qui nous faisaient embarquer ... Au bout d’un quart d’heure de navigation, nous avons vu s’avancer vers nous un mur de brume dans lequel il a bien fallu entrer, et il y avait un vent là-dedans, il y faisait un froid !!! Bravement, avec quelques autres hurluberlus, nous sommes restés sur le pont d’un bout à l’autre de la croisière alors que tous les autres s’entassaient morosement sur les sièges à l’intérieur. Nous avons atteint le Golden Gate, à peine visible, mais dont la corne de brume était très audible, et nous sommes revenus par un Alcatraz fantômatique, sinistre à souhait ; il faut bien avouer que cela donnait un certain cachet à la balade ...

Nous avons continué par Fisherman’s Wharf, le fameux pier 39, qui ressemble fort à un piège à touristes, une pompe à dollars. Il n’y a guère que les phoques entassés sur une large plateforme de bois qui ne se font pas payer ... étrange que personne n’ait encore pensé à installer une caisse dans les environs, vu la foule qu’ils attirent !

Malgré les crampes qui guettaient, nous sommes à nouveau montés, sur Russian Hill cette fois, pour trouver l’extrémité de Lombard street, qui est aussi la seule route en lacets de toute la ville. Elle est toute mignonne, cette rue, toute fleurie, et les voitures qui la descendent font penser à des modèles réduits, comme s’ils roulaient sur un circuit miniature !

La nuit arrivait assez vite, nous sommes rentrés en bus, nous avons mangé ... et nous sommes allés dans un cinéma d’art et essai pas très loin, où nous avons vu « Simon and the oaks » un film suédois sur la montée du nazisme. On devait être 4 ou 5 spectateurs ...

Voilà, jeunes gens, tout ce qu’on peut faire, voir, découvrir, monter, descendre en une seule journée à San Francisco, il suffit de le vouloir ... mais très fort alors !

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