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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 18:40
qui m'ont étonné depuis que je suis en Hongrie :
- on ne peut jamais trop savoir le temps qu'il va faire, il n'y a pas vraiment de vent dominant, et la météo peut changer plusieurs fois dans la journée. Aujourd'hui, par exemple, il faisait très beau le matin puis ça s'est couvert soudainement vers 11 h comme s'il allait pleuvoir, et puis non finalement ça s'est maintenu, avec des bandes de nuages moutonnants ;
- le réseau de transports en commun de Budapest est incroyablement développé ! On trouve de tout : métros, bus, trams, HEV ('équivalent du RER parisien, mais qui peut vous amener, lui, en PLEINE nature !), et en quantité ! Un peu de toutes les époques aussi :



- les sirènes des ambulances ! avant de venir ici, je ne savais pas qu'une sirène pouvait être modulée selon autant de sons, de rythmes et de tonalités différentes ! en plus, comme on habite dans une rue au bout de laquelle il y a un grand hôpital, c'est quelquefois un vrai festival ! tout dépend de l'inventivité de l'ambulancier-e ...
- les hommes et les femmes, surtout à la radio et à la télé, sont capables de parler un temps incroyablement long sans reprendre leur respiration. C'est certainement dû à la langue, faite de tas de mots compliqués et interminables. Je vous en donne deux petits exemples pris dans le train (la ligne du haut est en hongrois) :


et à la devanture d'un magasin :


Quoi qu'il en soit, je suis sûr que le volume moyen des poumons hongrois est largement supérieur à la moyenne européenne !!! Ceci, d'ailleurs, pourrait expliquer pourquoi ils sont si forts dans les sports d'eau, comme le water-polo ...
- quand une rue est coupée par une autre, sur la maison qui fait l'angle, sont soigneusement indiqués les numéros de la rue existant jusqu'au bloc suivant. Ce souci de précision conduit quelquefois à des situations intéressantes ...

Autrement dit, il n'y a QUE le numéro 59 entre ce coin de rue et le suivant : pratique, non ?
- dans le métro, il faut faire extrêmement attention, surtout quand on est étranger ! Non pas aux pickpockets ni aux agressions, dont je n'ai vu aucune trace jusqu'à présent, ni même à sa direction qui est partout clairement indiquée. (rien à voir avec le métro de Londres par exemple, où je me souviens m'être perdu avec mes deux fils, leur copain, et une valise intransportable, et où nous n'avons dû notre salut qu'à l'aide d'une gentille dame qui nous a fait passer par une espèce d'escalier dérobé ...) Rien de tout ça donc, mais une règle très bizarre : quand vous changez de ligne pour une correspondance, vous devez utiliser un nouveau billet ! Et gare aux fraudeurs : les contrôles sont nombreux, et les contrôleurs-ses pas spécialement bienveillant-e-s !
- dans le bus, c'est encore pire : n'importe quel-le quidam-e peut soudain se lever, se coller un brassard autour du biceps, et se transformer illico en contrôleur-se !!! C'est Ma Douce qui me l'a dit, mais personnellement je ne l'ai encore jamais vu : une pratique héritée du socialisme, et en voie de disparition ?
- les feux de circulation passent du vert à l'orange puis au rouge, c'est normal, me direz-vous. Ce qui l'est moins, quand on est Français, c'est qu'ils font aussi le chemin strictement inverse : du rouge à l'orange et au vert. Et c'est pas mal du tout, comme idée !
Voilà, c'est ce qui me vient à l'idée pour l'instant mais nul doute que ce chapitre aura une suite ...

Viszontlátásra !



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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 08:52
Jó napot kívánok !


Avez-vous déjà entendu parler du lac Balaton ? Peut-être pas, et pourtant c'est le plus grand lac d'Europe Centrale avec ses 596 km2 (80 km de long et une largeur variant entre 1,5 et 15 km) . Plus grand même que le lac Léman qui n'en fait "que" 582" !
Ce qui est drôle, au Balaton, c'est qu'on y retrouve un peu la même configuration qu'à Budapest : il y a la rive nord, pleine de collines, de vignobles et de sources thermales (comme Buda) et il y a la rive sud, toute plate, et où se trouvent tous les endroits "à la mode", pleins de touristes et de vacanciers (comme Pest). La photo a été prise (en juillet dernier) depuis le sommet du mont Badacsony et montre assez bien cette opposition, j'espère ... Vous pouvez d'ailleurs la comparer à la photo panoramique de Budapest de la 1ère page.
Comme pas mal de familles aisées, je pense, celle de Ma Douce possède une petite maison sur la rive nord du lac, pour y passer le week end, une partie des vacances, etc ... Oh ! rien d'extraordinaire ni de luxueux, mais avec quand même un bon bout de terrain tout autour. Depuis la terrasse on peut apercevoir le Balaton, par delà la route ET la voie ferrée qui le longent sur pratiquement tout le pourtour :


Cette photo-là est un peu ancienne, mais elle a le mérite d'illustrer parfaitement ce que je viens de vous dire. Voici à quoi ressemble le terrain aujourd'hui :


Autrement dit, un bon bout de vignoble a disparu, pour faire place à de la pelouse ainsi qu'à un terrain de volley dont, si vous avez de bons yeux, vous pouvez apercevoir un petit bout dans l'angle inférieur droit de la photo !
N'empêche ... il en restait encore de la vigne, et puisqu'on était à la fin du mois de septembre, il s'agissait de la vendanger ! On a donc pris la route le vendredi soir à 5 : Ma Douce, sa soeur, son frère, la copine de son frère, et moi.
J'avais des souvenirs de vendanges "industrielles", du temps où je gagnais ma vie comme ouvrier agricole saisonnier dans le midi de la France, et quelques-uns étaient plutôt douloureux ! Mais là, mes enfants, quel luxe ! quel calme ! quelle volupté ! A 7, parce que l'homme qui s'occupe de la propriété à l'année et sa femme sont venus nous aider, on a ramassé un peu plus de 1 000 kgs ... en 5 heures ! Autrement dit, on a fait du 200 kgs à l'heure à 7, soit 30 kgs chacun en 60 mn, ce qui nous fait 500 g à la minute ! Ha, ha, ha, si les paysans pour lesquels j'ai dû bosser comme un âne avaient vu ça, sûr qu'ils auraient été pliés de rire ! Mais bon, c'était très bien, très "cool", on a même eu un peu de soleil, ce qui était loin d'être gagné ... Après la bataille, il ne restait plus que l'épouvantail pour croire qu'il restait encore du boulot :


Puis, après le repas et une sieste de récupération, on a gaulé quelques amandes pendant qu'on y voyait encore quelque chose. Ici, la nuit tombe assez tôt, vers 7 heures. Le soir, comme c'était l'anniversaire de la soeur de Ma Douce, celle-ci nous a concocté une superbe tarte au citron meringuée mais là, malheureusement, je n'ai pas de photos !
Le dimanche matin, messe pour mes 4 compagnons dans une église des environs. Pas de doute, je suis accueilli dans une famille de catholiques pratiquants ! D'ailleurs, avant chaque repas, ils font une courte prière, un genre de "benedicite" sûrement. J'ai quand même l'impression qu'ici les gens sont beaucoup plus religieux qu'en France, peut-être parce que cela a été longtemps interdit ? En tout cas, ils n'ont pas l'air de s'en porter plus mal ... Il y a même des dimanches soirs où j'envie un peu un peu Ma Douce, quand elle rentre de sa messe hebdomadaire, toute contente de L'avoir rencontré, et de Lui avoir parlé ... de nous !!!
Pendant la messe, seul à la maison, j'ai lu "Le parapluie de Saint Pierre" de Kálmán Mikszáth, un auteur hongrois du 19ème, paru aux éditions Viviane Hamy : vraiment drôle et cocasse, bien écrit, enfin bien traduit en tout cas ...ça m'a fait penser un peu à des contes absurdes, style Pouchkine ou Gogol ... Je me suis régalé !
Après la messe, repas puis gaulage exhaustif des amandes, ce qui n'a pas été une mince affaire, comme vous pouvez le constater :


Encore une fois, souvenirs de la cueillette des cerises, quand il fallait monter toujours plus haut dans l'arbre, parce que la plus belle se trouvait forcément, inévitablement, tout en haut de la plus haute branche ...
D'autres, pendant ce temps, ramassaient des figues, des pommes, des coings :



Au bout du compte, tout ça nous a fait un week end très "fructueux", avec du bon air et de l'exercice physique, à nous autres les citadins de la capitale !
Pour le retour sur Budapest ce fut un peu moins cool : à 4 h, la copine du frère de Ma Douce s'est souvenue qu'elle devait être chez ses parents à 7 h pour l'anniversaire de sa mère ! Du coup, conduite ultra-sportive de ce dernier sur l'autoroute, à 140-150 malgré les 3 files de plus en plus encombrées ! Curieux d'ailleurs comme ici la voie de droite reste quasiment désertée, beaucoup de gens se calant à 110 sur la voie du milieu. Et c'est toujours un peu embêtant de doubler à droite, évidemment ...
Bon, on fut quand même à Budapest à 7.15, et le week end était fini, alors ...

Viszontlátásra !





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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:36
Jó napot kívánok ! (ce qui, vous l'aurez compris, veut dire "bonjour" en hongrois !)
Ce qui est bien, quand on vit à Budapest, c'est qu'on est seulement à quelques heures de route de plein de pays différents : l'Autriche, bien sûr, la Grande Voisine, mais aussi la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie, la Roumanie, l'Ukraine, et la Slovaquie. Mais la Tchéquie et la Pologne ne sont pas si loin ... Pas mal, non ? Ah ! j'en vois qui commencent à rêver ...
Aussi, vendredi dernier, comme on avait envie de bouger un peu, on a pris la voiture, direction plein nord, et une heure après (en comptant les embouteillages pour sortir de Buda) on était à la frontière slovaque !
Une misère, cette frontière, un vrai désert ! Je dois être un peu "vieux jeu" mais moi, je regrette le temps où il fallait s'arrêter, s'expliquer plus ou moins facilement avec des gens en uniformes étranges et surtout, SURTOUT, repartir avec un beau tampon, bien exotique, sur son passeport ! Maintenant, macache, que nibe, walou, mon nouveau passeport (qui m'a coûté tant d'euros et tant d'efforts ... pour ne pas trop sourire sur la photo) ne verra jamais la couleur d'un bon gros cachet slovaque : trop dommage, comme diraient mes fils, qui savent causer ...
Bref, après cette douane fantômatique, on a continué un moment vers le nord, puis on a pris une plus petite route vers l'ouest pour arriver à Banská Štiavnica vers 18h30 à peu près. Pourquoi cette petite ville (10 000 habitants environ) au nom joyeusement imprononçable, me direz-vous ? Eh bien, il faut d'abord vous expliquer que ma Douce Amie est historienne d'art et travaille au Ministère de la Culture hongrois, dans le domaine des monuments historiques. Aussi nos voyages sont-ils toujours plus ou moins l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de cette région et, par là même, de comprendre un peu mieux ce qui se passe actuellement. Ensuite, eh bien ensuite, je vois mal comment, à ce point de mon exposé, je pourrais éviter de vous dire au moins quelques mots de la "Grande Hongrie" ... Celles et ceux à qui l'Histoire donne des boutons ont le droit de sauter le paragraphe qui suit !
Saviez-vous qu'avant la 1ère guerre mondiale, la Hongrie était 3 fois plus grande qu'aujourd'hui, avec même un accès à la mer via la Croatie actuelle ? Mais après la défaite, au traité de Trianon, les 2/3 de son territoire lui furent enlevés, sa population passant de plus de 20 millions à moins de 8 ? Evidemment, cela laisse plus que des traces et c'est dans l'espoir de récupérer certains territoires que la Hongrie se rangea du côté d'Hitler pour la seconde ... qu'elle perdit à nouveau ! Mais bon, cette fois, il ne restait plus grand-chose à enlever ... Mais tout cela veut dire aussi qu'il existe encore de fortes minorités hongroises en dehors de la Hongrie, comme par exemple en Roumanie (surtout en Transylvanie) ... et en Slovaquie. Cela veut dire aussi, je pense, que pas mal de Hongrois gardent une nostalgie de cette "Grande Hongrie", ce qui pose quelques problèmes avec certains voisins ... dont les Slovaques. Est-ce que vous êtes comme moi j'étais avant de venir ici ? Vaguement persuadé que tous les "pays de l'Est" ne formaient qu'un seul bloc, le petit doigt sur la couture devant le grand Oncle Ivan ? Eh bien, venez faire un tour par ici, et vous en apprendrez de belles, croyez-moi !
Après cette courte parenthèse "savante", vous comprendrez mieux que pour les Hongrois chaque ville slovaque porte deux noms, le slovaque, et le hongrois : pour eux, Banská Štiavnica s'appelle aussi Selmecbánya, ce qui est tout de suite beaucoup plus facile à dire ! Et ceci d'autant plus que cette ville minière fournissait en argent une bonne partie du royaume, tout comme sa petite soeur Kremnica (dite aussi Körmöcbánya, mais pas par les Slovaques, j'espère que vous avez compris maintenant) que nous avons visitée le lendemain et qui était davantage tournée vers la production de l'or.
Arrivés à Banská (j'abrège !) vers 18h30 donc, on a facilement trouvé une "penzion" adorable, et pas trop chère : 900 couronnes slovaques pour la nuit, ce qui nous fait environ 7200 forints hongrois, soit un peu plus de 30 euros. Par la fenêtre, le matin, on pouvait voir ça :


ce qui, m'apprend Ma Douce, est typiquement une maison baroque du 18ème siècle, avec son toit très haut et ses décorations "en miroir" sur la façade. D'ailleurs une bonne partie du centre-ville est de la même veine, ce qui a conduit à sa classification au Patrimoine Mondial de l'Unesco.
Après on est allés faire une longue balade dans la colline située en face de la Penzion, et dont vous pouvez deviner la pente derrière ladite maison baroque. Et là, ce qui m'a surtout émerveillé, ce sont les toits :de toutes sortes ...























et de toutes couleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


des fois, c'est même un peu TROOOOP !!!

Et puis on est repartis en fin d'après-midi pour Kremnica, comme disent les Slovaques, où on a trouvé une autre Penzion, plus luxueuse mais aussi plus chère (45 euros la nuit). Le soir, on a fait un tour dans les rues désertes de cette petite ville quasi-fantômatique ...

Ce qui est quand même curieux et intéressant à Kremnica, c'est qu'on continue à y fabriquer de la monnaie dans une grande usine. La propriétaire de la Penzion nous a d'ailleurs appris que ce dimanche matin, avant notre lever, un convoi bourré d'euros avait traversé la ville. Qu'est-ce que ça devait être au Moyen Age, quand il fallait convoyer l'or jusqu'à Budapest, en traversant collines et forêts !!!

Du haut de la plus haute tour du château, Kremnica, c'est ça :

ce qui est quand même bien joli, vous ne trouvez pas ?

Et puis on a visité le musée des Médailles et Monnaies ( y compris l'ancienne galerie de mine qui se trouve en dessous ; d'ailleurs on y a vu des plans anciens où est tracé le réseau des galeries existantes aux 18-19èmes siècles : impressionnant ! un vrai gruyère ! pas étonnant qu'un jour une église entière se soit effondrée !) Mais on était un peu fatigués, là, et on avait faim. On a trouvé un super-restau (à l'angle supérieur droit de la place sur la photo) où on a vraiment très bien mangé et comme c'était dimanche, devinez quoi ?, on a regagné tranquillement nos pénates à Buda, en écoutant Moby dans l'auto ...

 

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 15:29
Városmajor utca, c'est la rue Városmajor, celle qui passe sous nos fenêtres. Elle part de la gare du sud, Déli Pályaudvar, que vous pouvez apercevoir au fond à droite :



et remonte vers le nord jusqu'à l'hôpital Saint Jean, Szent János kórház, dont voici l'entrée principale :




Bon, mais vous allez peut-être me/vous dire : quel intérêt ? Eh bien, figurez-vous qu'un jour j'ai passé l'après-midi à explorer cette rue dans les 2 sens et que j'y ai pris ... 123 photos ! C'est que la rue Városmajor, qui n'est après tout qu'une rue parmi tant d'autres, représente bien, je trouve un condensé de ce que j'ai pu voir jusque là à Budapest.
On y trouve ça :


ou ça :


ou encore ça :



Mais des fois on y trouve aussi ça :



ou bien ça :

ou même ça :

Oui mais voilà, à Budapest il y a souvent des surprises ! Prenez cette grosse bâtisse jaune et moche qui est juste au-dessus, tournez-en le coin et vous découvrirez ça :



ce qui a tout de suite une autre gueule, vous ne trouvez pas ? Et c'est tout le temps comme ça ici : vous êtes là, à moitié perplexe, vous vous dites : "ah la vache, les pays de l'Est, quand même, ça craint !" et PAF !!! la beauté, l'histoire vous sautent à la figure, et vous voilà tout tourneboulé encore une fois !
Allez ... une dernière ? Prenez la quasi-ruine qui est au-dessus de la grosse bâtisse, approchez-vous plus près de la grille et vous découvrirez ... ça :


Vous voyez ? Je vous l'avais bien dit !!!


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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 08:38
J'ai décidé de me mettre sérieusement à apprendre le hongrois. Bien sûr, j'avais déjà commencé, un peu, avant de venir ici. Je m'étais acheté une méthode (2 manuels et un CD) et je m'étais efforcé de progresser, tout seul comme un grand. Mais même avec la plus grande des motivations (cf l'intro !), le tête à tête avec le hongrois, après ma journée de travail ou bien le week end, s'est avéré de plus en plus aride et j'ai à peu près laissé tomber au bout de quelques semaines.
Quand j'ai travaillé au Maroc, j'ai pris des cours d'arabe dialectal ; quand j'ai travaillé à Madagascar, j'ai pris des cours de "diégolais", qui est le créole parlé à Diégo Suarez et dans sa région, tout au nord de l'île. Mais il s'agissait à chaque fois d'anciennes colonies françaises : le français, qui d'ailleurs y joue un rôle très fort d'outil de discrimination sociale, y est parlé dans les couches moyennes et supérieures de la population, celles à qui j'avais à faire dans mon travail de toutes façons. Cet apprentissage du parler local représentait donc une espèce de luxe, que certains de mes compatriotes expatriés assimilaient probablement à du snobisme. Pour moi, c'était à la fois la moindre des politesses et une façon de mieux comprendre les gens et le pays dans lequel je vivais.
En Hongrie, c'est bien différent. Même si on arrive à se débrouiller en anglais, surtout avec les plus jeunes, les Hongrois semblent très attachés à leur langue qui est, il est vrai, assez unique dans son genre. Je ne vais pas vous infliger un cours de linguistique mais disons, pour faire vite, que la langue européenne qui s'en rapproche le plus est le finnois ... et c'est quasiment tout ! A elles deux, elles forment donc un groupe bien spécial, qu'on appelle ... le finno-ougrien, tout simplement. On comprend aisément que pour les habitants de ce petit pays (qui fut grand, mais j'aurai l'occasion d'y revenir) qui fut la proie de tant d'envahisseurs, le sujet de tant de dépeçages, cette langue si particulière fonctionne comme un fort vecteur d'identité, à la fois historique et actuel.
On dit souvent que le hongrois est une langue difficile. Actuellement je ne peux pas encore en juger. C'est sûr qu'elle est "étrange", et que son système est complètement différent de celui du français ou de toute autre langue latine. On dit qu'elle est "agglutinante" parce que, si j'ai bien compris, on peut, à partir d'une racine, rajouter des tas de suffixes dont chacun a une signification particulière, et peut changer, de par sa présence, le sens du mot auquel on l'ajoute. Là aussi, j'aurai l'occasion d'y revenir ... quand j'aurai commencé mes cours de hongrois !
En attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter deux photos de mon école :


Ci-dessus, c'est la façade et ci-dessous l'escalier intérieur :


Pas mal, non ? Les cours doivent commencer lundi prochain et, croyez-moi, j'ai hâte d'y être !

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 11:11
Bonjour !

A la suite d'une rencontre amoureuse, j'ai décidé de tout quitter, de "changer de vie" pour suivre ma rencontre à Budapest, où elle vit. Ce blog est destiné à vous donner des aperçus de cette ville, non seulement d'un point de vue "touristique" mais aussi pour vous livrer des impressions personnelles, vous faire part de moments vécus dans la capitale de la Hongrie, ou dans d'autres coins de ce "petit" pays.
Je crois en effet que la Hongrie en général, et Budapest en particulier, sont assez peu connus en France (et même ailleurs peut-être ?) et, après seulement 3 semaines de séjour ici, je peux déjà vous dire que c'est fichtrement dommage !
Donc, si vous êtes intéressé-e par la situation actuelle et le devenir d'un ancien "pays de l'Est", n'hésitez pas à venir faire un tour de temps en temps sur ce blog, que j'essaierai d'alimenter du mieux que je pourrai.
Ci-dessous, une vue générale de la ville, prise depuis le belvédère Erzsébet (Elisabeth en hongrois, c'est aussi "notre" Sissi !) : au 1er plan, les collines de Buda, puis le Danube qu'on peut deviner surtout à l'alignement des immeubles qui le bordent, et enfin la grande étendue de Pest :

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  • : Choses vues, ressenties, rencontres, photos prises pendant mon séjour à Budapest, en Hongrie.
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