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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 11:19

 Ami(e)s des arbres, bonjour !

 

J'ai repensé à vous dernièrement en lisant "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery, que je ne saurais trop vous recommander !

En même temps, j'ai comme un doute : recommander un livre fait de papier à des ami(e)s des arbres, n'y a-t-il pas là quelque chose de paradoxal, voire provocateur ? Les ami(e)s des arbres sont-ils toutes et tous des fans du livre numérique, par exemple ? Ou bien font-elles/ils la distinction entre les "arbres à papier" et les autres ? Après tout, les ami(e)s des animaix ne sont pas forcément végétarien(ne)s, n'est-ce pas ?

 

Mais, bref, foin de scrupules, voici le passage qui m'a fait penser à vous :

 

"Ça me fait le même effet quand on parle des arbres, de n'importe quel arbre : le tilleul dans la cour de la ferme, le chêne derrière la vieille grange, les grands ormes maintenant disparus, les pins courbés par le vent le long des côtes venteuses, etc. Il y a tant d'humanité dans cette capacité à aimer les arbres, tant de nostalgie de nos premiers émerveillements, tant de force à se sentir insignifiant au sein de la nature ... oui, c'est ça : l'évocation des arbres, de leur majesté indifférente et de l'amour que nous leur portons nous apprend à la fois combien nous sommes dérisoires, vilains parasites grouillant à la surface de la terre, et nous rend en même temps dignes de vivre, parce que nous sommes capables de reconnaître une beauté qui ne nous doit rien."(pages 179-180 de l'édition Gallimard)

 

Voilà, ami(e)s des arbres, le petit cadeau que je voulais vous faire en ces temps de Noël !!!

 

Portez-vous bien, et n'oubliez pas de "marcher dans la beauté" !

 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 16:34
Dans un jardin de Debrecen, j'ai rencontré il y a peu un arbre qui faisait vraiment bien son travail d'arbre :
- il était beau, mais sans ostentation
- il prodiguait de l'ombre, mais pas trop épaisse pour qu'on n'ait pas froid
- il inclinait à la méditation


Avez-vous vu qu'à ses pieds une statue reprise ses chaussettes ? C'est toujours très bon signe pour un arbre, quand les statues recherchent sa compagnie ...
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 17:32
Salut !

C'est désormais un fait avéré : quand les arbres ne jouent pas (ce qu'ils font souvent, voir l'article précédent), ils rêvent. Et ce ne sont pas des petits rêves, comme d'être en retard pour prendre le train ou se retrouver tout nu dans une salle d'attente, quand les arbres rêvent, ils rêvent EN GRAND !


Ils rêvent qu'ils sont de drôles d'animaux sur une drôle de planète, recouverte d'une chose froide et toute blanche, et d'ailleurs ils rêvent qu'ils ont les pieds pris dedans. Dans leurs rêves ils se parlent et échangent leurs impressions.


Ils se rêvent coraux étranges d'un étrange océan parmi lesquels hippocampes et phasmes immaculés viennent folâtrer et s'éprendre. Dans ces rêves-là ils ne se parlent pas, il leur suffit de vibrer, c'est tout, de temps en temps.

Ils se rêvent dansant une danse
si lente que le temps lui-même a du mal à les suivre, si lente qu'on a du mal à l'imaginer ...
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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 17:16
Salut !

On ne le sait peut-être pas assez : les arbres, dans leur immense majorité, sont joueurs comme de jeunes chiots !

Il me souvient ainsi d'un pommier de mon enfance, près de Fauville en Caux,et qui, je ne sais trop comment, s'était débrouillé pour offrir une parfaite balançoire à nos fesses juvéniles et aussi tannées que le ceinturon de mon père (non... je rigole !). Un beau jour, ça n'a pas manqué : l'arbre s'amusait tellement que la branche a cassé, nous envoyant les quatre fers en l'air, et le nez dans les pommes qui pourrissaient doucement ! Quel coquin, pas vrai ?

Et celui-ci ? A quoi est-ce qu'il joue ?


au petit garçon qui va faire pipi dans sa culotte ? au serviteur respectueux mais digne qui vous salue au bas des escaliers ? à Maurice Chevalier, ou à Charlot appuyé sur sa canne ? aux amants de Vérone ? à tout cela et même plus, certainement, car l'imagination des arbres est sans limites.

Quelquefois

les arbres jouent à la statue.
Faut pas croire, c'est dur, même pour eux, de ne pas bouger dU TOUT ! Evidemment, nous qui sommes savants, nous savons que les statues bougent elles aussi, un peu, en se contractant et en se dilatant sous l'effet de la température ambiante. D'ailleurs, avec nous, elles ne font pas trop les fières ... Mais les arbres ayant choisi d'autres voies de progrès, tout ce qui concerne de près ou de loin les lois de dilatation thermique leur chaut vraiment que tchi ! Et les statues, enfin les statues "normales" je veux dire, connaissent cette ignorance, c'est pourquoi elles se permettent de rigoler un peu avec eux et de leur tourner le dos.

D'autres fois


les arbres aiment bien faire un peu de théâtre, surtout le dimanche après-midi. Leurs goûts sont assez classiques, à cause de la fameuse "épreuve du temps ? Là vous aurez sûrement reconnu une photo de "Roméo et Juliette", avec Roméo au 1er plan qui fait un peu le beau, Juliette derrière qui n'a pas l'air très concentrée, et plus loin quelques personnages secondaires, dont la nourrice. Dans l'idéal, il faudrait le même nombre d'arbres que de personnages mais n'oublions pas que les arbres ont cet inestimable avantage sur nous (entre autres) de pouvoir jouer quelque chose avec une branche et carrément autre chose avec une deuxième ! Et ils ne s'en privent pas, croyez-moi !

Salut !
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 08:14
"Quand on touche un arbre, on devient un arbre", affirme Georges le Mongol, dans le film "le 8ème jour".

Ce serait beau, pas vrai ? S'il suffisait de toucher un tronc, doucement chauffé au soleil ...


pour se sentir aussi fort, aussi vivant, aussi calme et courageux que lui ...

De toutes façons, je crois que les arbres aiment qu'on les touche, enfin, la plupart d'entre eux. Comprenez-les : comme ils ne peuvent pas beaucoup bouger, il faut bien que nous, nous allions vers eux. Et si vous caressez un arbre, regardez bien, ce serait étonnant qu'il ne vous fasse pas un petit signe de contentement ...


Mais allez-y doucement, hein : même si l'arbre est "de bois" (quelle expression stupide, quand on y pense, "je ne suis pas de bois", comme si "être de bois" c'était être insensible !) il n'en est pas moins très délicat, enfin presque tous ceux que je connais suffisamment sont comme ça ...


Une dernière remarque : vous avez probablement noté qu'il y avait des arbres blancs, des arbres noirs, des rouges, des jaunes, des verts, bleus, orange, que sais-je encore ? Est-ce que vous les avez déjà vus se battre pour autant ? Non, n'est-ce pas ? alors ?

Salut !
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 21:27
... que de graver son nom sur le tronc d'un arbre ! Personnellement je ne l'ai jamais fait et je ne pense pas que je le ferai jamais. Encore l'écrire (ou même le taguer) sur un mur, pourquoi pas ? Mais prendre son couteau, ou un vieux clou rouillé, pour attaquer l'arbre ! D'accord ça ne crie pas, un arbre, mais des fois ça peut saigner :





Et graver DEUX prénoms, alors là ... Et les encercler d'un coeur aussi, pourquoi pas ? Et rajouter la date , pendant qu'on y est ? Tant qu'à y être, allons-y franchement ! Et tout ça en se regardant droit dans les yeux (attention aux coupures !), en soupirant du fond de l'âme (gaffe aux courants d'air !), et en se jurant un amour éternel, aussi éternel que ces noms gravés dans l'écorce ...

Eh bien figurez-vous que j'ai fait une découverte étrange il y a quelque temps. Nous redescendions du belvédère Erzsébet qui surplombe Buda, en allant un peu au hasard, au gré de l'inspiration. On marchait dans le bois, tranquilles, et on commençait à voir la ville entre les arbres. Soudain, au milieu du chemin, on a rencontré ça :


On arrive encore à distinguer quelques noms (Olga, Klári), des initiales, des dates aussi : 1953 presque en haut, et 1926 plus bas à gauche, et plus on descend, et moins c'est lisible. Eh bien, où êtes-vous maintenant, les tourtereaux ? Morts et enterrés depuis belle lurette, on dirait ! Et l'arbre sur lequel vous avez voulu laisser votre marque, il a poussé sans vous, messieurs-dames, et vos jolis noms, il les a mangés, il les a digérés jusqu'à en faire des motifs d'écorce ... Bien fait pour vous !

Salut !

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:28
C'était à Vienne, capitale de l'Autriche, un samedi d'octobre, en fin d'après-midi. J'étais seul car Mon Amie avait dû me laisser pour régler des affaires familiales, et je me sentais un peu perdu ...
Je n'aime pas trop ce que je connais de Vienne pour l'instant, tous ces lourds monuments, toute cette architecture massivement baroque m'étouffent et j'avais hâte de quitter le quartier de l'Opéra pour trouver une "penzio" où dormir dans un petit coin tranquille. J'ai donc choisi de traverser le Burggarten (ou Jardin de Ville) pour passer de l'autre côté du Ring, une suite de grandes avenues qui encerclent le centre historique. Et là ...



Et là d'un seul coup, je ne fus plus seul, plus du tout ! Car je sentais que cette lumière qui baignait l'arbre en même temps qu'elle émanait de lui était la même que celle qui m'inondait et m'habitait tout à la fois ...

Une grande leçon d'amour, en quelque sorte ...

Salut !
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 08:14




Bonjour !

Je ne sais pas trop, en fait, pourquoi je vous envoie cette photo, à vous les amoureux et les amoureuses des arbres. Bien sûr, elle est tout à fait étonnante, et on se demande comment cela a pu se faire. Est-ce intentionnel ? Quelqu'un a-t-il délibérément cherché ce résultat ? et si oui, pourquoi ? ou bien est-ce le fruit du hasard, d'une "rencontre" entre l'arbre et le métal ?
En tout cas, c'est quelque part à Budapest, et moi j'aurais tendance à y voir comme un symbole de la toute-puissance de la vie qui "mange" les barrières ...

Salut !
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:41

Bonjour !


Normalement, mon "truc" c'est plutôt le voyage mais, est-ce parce qu'ils sont immobiles ?, j'aime beaucoup les arbres aussi ... Donc, quand j'en rencontre un qui me plaît, un qui me "parle", je lui tire le portrait ... sans autre forme de procès !



Ce platane géant, par exemple, je l'ai rencontré sur une île au milieu du Danube, à Budapest où je vis actuellement ...



De plus en plus près ...



jusqu'à approcher une certaine forme de vérité ... ?


Salut !

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