Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Choses vues, ressenties, rencontres, photos prises pendant mon séjour à Budapest, en Hongrie, puis lors de mes nombreux voyages entre la France et la Hongrie.

Publicité

NOUS AVONS (ENCORE) FAIT UN BEAU VOYAGE ! Partie 3 : séjour en Ligurie

Le plan originel prévoyait de visiter Gênes, distante d’une trentaine de kilomètres, mais il a été vite abandonné. Nous étions déjà passés deux fois dans cette ville et à chaque fois nous avions remarqué combien il était difficile de s’y orienter, combien c’était compliqué de passer d’un niveau à l’autre de ce tissu urbain qui nous paraissait sans queue ni tête. Donc nous aurions pu espérer y voir un peu plus clair grâce à notre amie italienne mais elle nous avoua qu’elle aussi se perdait régulièrement dans cette ville qu’elle n'aimait pas finalement. Ajoutez à cela une chaleur qui ne ferait que se renforcer dans les rues génoises, les difficultés de circulation inévitables sur la côte méditerranéenne, et vous comprendrez facilement que nous avons opté pour le train pour aller visiter Nervi, une autre petite ville située de l’autre côté de Gênes.

Il semble bien que cet « omnibus » (environ une heure de trajet pour la trentaine de kilomètres que nous avions à parcourir, une vingtaine d’arrêts dont sept ou huit rien que pour l’agglomération génoise) soit le moyen de transport le plus utilisé par les locaux, et on les comprend ! Très confortable, parfaitement climatisé : on est trop bien dans cette bulle ambulante pendant qu’au dehors règnent la fournaise et les embouteillages ! Et puis c’est aussi l’occasion de côtoyer de « vrais » Italiens : familles avec bambini, travailleurs de toutes catégories et de tous les âges, immigrés noirs comme le charbon. Et je l’ai déjà écrit dans un autre article : depuis le train vous voyez des choses que vous ne verriez pas autrement, spécialement quand vous entrez dans une ville. Et nous fut encore donnée l’occasion de constater à quel point habitat et industrie sont intimement liés dans une ville italienne, et qu’il n’est pas rare de trouver un combinat hérissé de tuyaux, une station de dessalement ou un chantier naval au beau milieu d’unités d’habitation. Après tout c’est bien grâce à eux que l’on connaît le mot « Seveso », n’est-ce pas ?

Bref, nous avons débarqué à Nervi, et ce plan-là consistait à visiter musée sur musée. En effet quelqu’un avait dit à notre amie que nous étions des gens « culturels » et qu’il fallait absolument nous abreuver d’art sous peine d’engendrer notre immense déception. Et en effet nous avons été abreuvés …

Un des trois musées, mais je ne saurais vous dire lequel ...

Ce que j’en ai retenu ? Les chocs thermiques répétés à l’entrée ou à la sortie d’un de ces trois musées (en comptant le train aller et retour on doit en être à dix chocs), une balade que nous avons faite en bord de mer et qui nous en beaucoup rappelé une autre faite à Opatija/ Rijeka, au bord de l’Adriatique,

les parasols poussent comme des champignons, même sur les rochers !

le petit restau tout simple au bout de la balade où, malgré la fermeture officielle, on nous a servi des pizze maison, bien réconfortantes. Quoi d’autre ? L’attitude de certains gardiens, bien autoritaires dans leur manière de guider le visiteur dans son parcours, les parcs florissants et exotiques où l’on trouvait aussi bien des roses françaises que des palmiers aux fleurs monstrueuses.

et "monstrueuse" ne paraît pas exagéré ...

Mais l’art, me direz-vous ? Franchement je n’en ai pas retenu grand-chose : parmi tous les réalistes, impressionnistes, symbolistes italiens, à peine si nous avons reconnu un nom ou deux. Mais justement … la découverte ! Oui, sauf que de salle en salle nous avions l’impression d’avoir déjà vu dix fois ces mêmes tableaux, ces mêmes beaux portraits et magnifiques paysages …

Allez ... un beau portrait, tout de même ...

Une chose à noter ceci dit : l’absence quasi-totale du « futurisme » qui est chez nous l’un des traits saillants de l’art italien. Notre amie a émis l’hypothèse qu’étant donné ses liens avec le fascisme il n’était pas forcément le bienvenu dans les musées.

une infime trace de futurisme, et bien timide encore !

Ma Douce conteste mon jugement trop sévère. Elle a trouvé à sa grande joie toute une série de mobilier datant du début du 20e siècle et issu de l'Europe Centrale et de l'Italie :

Les rues et jardins de Nervi dégageaient d'ailleurs une ambiance filmique, un peu hors du temps.

 Enfin, après tous ces chocs (thermiques et non pas artistiques) la fatigue s’est fait sentir et nous nous sommes couchés de bonne heure, comme d’autres avant nous.

La deuxième journée de notre séjour fut beaucoup plus tranquille : notre amie, contente d’avoir fait son devoir culturel, sembla tout heureuse d’apprendre que la plage, la baignade et même la plongée convenaient tout aussi bien à Ma Douce et que, de mon côté, suivre quelques épreuves des Jeux Olympiques à la télévision ne me rebutait point. En fin d’après-midi nous avons fait quelques emplettes, et en particulier chez le marchand amoureux que nous avons trouvé vraiment sympa. Pour clore notre séjour à Varazze nous avons invité notre amie au restaurant, où nous nous sommes régalés de fruits de mer. Une remarque à ce sujet qui peut être utile à certains voyageurs : quand vous regardez un menu italien, vous trouvez d’abord les antepasta qui, comme leur nom l’indique, se mangent avant les pâtes puis les primi, généralement à base de pâtes de toutes espèces, ensuite les secondi, à base de viande ou de poisson. Ajoutez à cela les contorni, ou accompagnements : frites, salade, … Et voici le conseil : ne vous croyez pas obligé de manger de tout ! Vous pouvez très bien dîner d’un primi, et personne ne s’en offusquera !

Un peu comme lors de notre arrivée, nous avons assisté, ce dernier soir, à une réjouissance populaire en plein air. Il s'agissait cette fois d'une représentation théâtrale donnée par une troupe locale, et qui tenait à la fois de la comédie musicale et de la commedia dell arte.

GROS succès populaire !

Ensuite une petite promenade d’adieu à Varazze s’imposait : bord de mer, belles villas, rue commerçante dans laquelle les filles m’ont fait longuement poireauter à cause des soldes mais qu’à cela ne tienne, je me suis assis sur une banquette à côté d’une donna et j’ai regardé les gens passer. Je vous assure que je ne me suis pas ennuyé une seconde !

Ciao Varazze ! (avec la Vespa en prime)

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article