Choses vues, ressenties, rencontres, photos prises pendant mon séjour à Budapest, en Hongrie, puis lors de mes nombreux voyages entre la France et la Hongrie.
Nous étions donc le dimanche 31 mai ... Malgré la pluie, malgré la maladie et la fatigue, nous avions pu participer au pèlerinage de Simleu Ciuc / Csíksomlyó. Et maintenant, que faire ? Ma Douce avait prévu de reprendre le travail le mardi ... ou le mercredi ! Allions-nous nous précipiter sur la route, comme des milliers d'autres Hongrois contraints de retrouver la routine quotidienne dès le lundi matin ? En bons voyageurs que nous sommes, nous décidâmes de prendre une chose après l'autre, et de voir venir ...
C'est donc sans hâte que nous avons bu le café avec Géza, à qui nous avons fait des adieux pleins de reconnaissance pour sa gentillesse et son hospitalité. Sans précipitation aucune que nous avons changé les essuie-glaces de la Ford Escort, parce que la météo était pessimiste, et qu'il n'était pas question de rouler dans ces conditions-là. A cette occasion, j'eus une fois de plus la preuve de la suprématie de l'esprit pratique féminin puisque, passant outre les efforts désordonnés de deux représentants du sexe fort (en l'occurrence l'employé de la station-service et votre serviteur), Ma Douce, avec grâce, avec élégance, parvint à insérer les accessoires récalcitrants en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! En vérité je vous le dis, les mecs, ne voyagez jamais sans une nana ! Sans le moindre énervement que nous sommes parvenus enfin à quitter Miercurea Ciuc / Csíkszereda, dont plusieurs sorties étaient bouclées par la police sans qu'on comprenne bien pourquoi.
Pour reprendre le voyage là où on l'avait laissé, quoi de mieux que de visiter une mignonne petite église ? ce qui fut fait à Delnita / Csíkdelne ...

Comme le temps était plutôt beau et semblait vouloir se maintenir, on a décidé de poursuivre notre périple en Siculie en prenant la direction de Ghimes / Gyimes, au pays des Csángó. Le nom de ce peuple très particulier (dont le groupe le plus important vit en Moldavie, dans la province de Bucovine) viendrait du verbe hongrois "csángálni" qui signifie "errer, vagabonder". Ce ne sont pourtant pas des "cigány", loin de là, mais plus probablement une minorité magyarophone contrainte de se déplacer encore et encore au fil des siècles et des invasions ...
Sur la route nous avons dépassé des pèlerins qui rentraient chez eux :

la plupart à pied, mais certains à cheval, ou même en chariot !





il y a des fois où je me demande si Elle n'est pas un peu mystique, cette Douce ...

c'est pourquoi on peut y voir dans le parc quelques sculptures ça et là ...
