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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 08:46
Eh bien, voilà, on l'a fait, notre voyage en Transylvanie : 11 jours, environ 2000 kilomètres, quarante-deux églises à peu près, et un Grand Pèlerinage, des rencontres, des paysages, des coutumes, des sourires, de la pluie et du soleil, des nuages, des regards, des rivières et des montagnes, des aubes et des crépuscules, des châteaux, des statues, des monuments, des villes et des campagnes, des gens, des gens, des gens ... et des arbres ...



Bon d'accord, la carte n'est pas très lisible mais au moins elle vous donne une idée générale de notre parcours ! Quelques points de repère : dans le coin supérieur gauche, la ligne verte figure la frontière entre la Hongrie et la Roumanie ; le gros pâté orange pas très loin de là c'est Oradea / Nagyvárad ; l'autre pâté avant que la ligne ne descende vers le sud-est, c'est Cluj Napoca / Kolozsvár ; après ... il vous faudra une loupe ! A noter que l'échappée de la boucle vers le sud-ouest correspond au château de Bran / Törcsvár, et que celle vers le nord nous a menés au défilé de Bicazului / Békás-szoros ... Quant à la chaîne des Carpates, elle borde notre périple à l'est et au sud ...
Que vous dire d'autre, si ce n'est que ceci n'est pas une conclusion ! Car nous y retournerons, en Transylvanie, c'est sûr : non seulement il reste tant de choses que nous n'avons pas vues, mais c'est aussi un pays très attachant, un peu hors du temps, et même hors de l'espace d'une certaine manière, un peu comme une "bulle" hongroise au beau milieu de la Roumanie. Que vous dire d'autre, sinon allez-y vous aussi, vous ne le regretterez pas !!!

Viszontlátásra !


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commentaires

Cristina 09/04/2017 22:31

Bonjour,

Lecteur tardif de votre blog, à la suite de deux brefs voyages à Budapest. La ville que je ne connaissais pas, m'a plu et aussi perturbé, car un vrai voyage dans le temps et dans l'espace, un rappel malgré moi de mon pays d'origine, la Roumanie, que j'ai quitté il y a 20 ans, et sans y retourner.
J'ai aimé lire votre blog et cette description de la vie quotidienne en Hongrie. Mais, si l'auteur du commentaire précédent me le permet, je voudrais reprendre à mon compte tout ce qu'il a écrit, car c'est exactement ce que j'aurais voulu vous dire s'il n'y avait déjà eu son commentaire.
Et aussi merci pour ce blog

Léo 14/04/2017 08:50

Bonjour Cristina,

et merci pour votre commentaire ! En effet j'essaie, à mon modeste niveau, de rendre compte d'une réalité qui, à mon avis, reste trop ignorée. Et il est certain qu'un post comme celui de Jo ajoute une dimension supplémentaire, avec des précisions que je serais bien incapable de fournir !
Portez-vous bien ! Viszontlatasra ! (sans les accents .:)..)

jo 07/03/2010 18:25


Bonjour,
Tout d'abord je tiens à vous féliciter pour votre blog très bien écrit (ben, oui, ça se voit la main du philologue). J'ai lu l'histoire de votre périple en Transylvanie et cela m'a laissé un goût
aigre-doux, mais je ne peux pas vous en vouloir... Faut-il que je le précise tout de suite, à défaut d'être mi-hongrois mi-roumain, je suis transylvanien. Et si j'ai décidé de vous laisser ce
message (à titre privé et ad usum proprium, sauf si vous trouvez bon de le rendre visible sur le blog), ce n'est ni pour vous attirer l'attention sur tel(le) ou tel(le) autre point / interprétation
de votre texte, ni pour noyer le poisson, mais pour vous faire part de mon chagrin - c'est le chagrin de quelqu'un qui connaît et qui déplore les histoires "officielles" actuellement en vogue en
Hongrie et en Roumanie. Il est regrettable (hélas, tragiquement compréhensible aussi) que les historiens hongrois et roumains regardent le passé de la Transylvanie à travers une lentille
réfringente, qui n'était pas celle des transylvaniens d'antan. Ainsi, les historiens hongrois qui déplorent le démantèlement la Grande Hongrie "oublient" que la population de la Transylvanie était
majoritairement roumaine (les hongrois étant majoritaires dans 3 régions - Aranyosszék-Kalotaszeg, Székelyföld et légèrement en Bihar-Szatmár - c'est-à-dire dans moins de 1/5 du territoire de
l'actuelle Transylvanie) à une époque où la "vision du monde" imposait que l'état soit national (que les frontières de l'état correspondent aux frontières linguistiques), alors que les historiens
roumains déplorent l'Unio Trium Nationum et ses conséquences tout en "oubliant" que (pas seulement) chez nous, avant le début du XIXe, la société ne se partageait pas en fonction de l'élément
ethnique, que les masses ne pouvaient pas avoir une conscience nationale et que bon nombre de roumains avaient trouvé leur place dans l'ancien royaume hongrois (tout comme les bretons de Bertrand
du Guesclin avaient trouvé leur place dans le royaume de Charles V)... Ce qui plus est, dans les discours historiques officiels, les uns comme les autres font semblant de ne pas voir le syncrétisme
culturel (musique, coutumes, gastronomie, architecture etc) de la population transylvaine. Comme je l'ai déjà dit, je ne peut pas vous en vouloir pour avoir adopté un seul de ces deux points de vue
conçus, dirais-je, moins pour renforcer le sentiment d'une quelconque identité nationale, quant pour semer la zizanie entre les gens d'ici, locuteurs de hongrois et/ou de roumain, qui autrement
s'entendent bien entre eux... Toutefois, je déplore l'existence de ces deux discours officiels qui vous font voir des chicanes là où il n'y en a pas : si le village de Rimetea / Torockó est plus ou
moins délaissé, ce n'est pas parce que les roumains sont "embêtés avec ce "patrimoine" non-roumain qu'il faudrait protéger", mais c'est parce que, puisque le village n'est pas inscrit sur la liste
UNESCO (à la différence de Prejmer/Tartlau - voir : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/ro ) et puisque l'état roumain est encore assez pauvre, on n'a pas encore les moyens pour mettre en valeur
tout notre patrimoine. Sans que cela puisse passer pour une excuse, si vous retournerez en Transylvanie, vous trouverez en bien piètre état les sites de Densuş, de Sântămăria-Orlea, les églises en
bois de Breb (Maramureş) ou de Vălari (Hunedoara) etc (tous ces monuments faisant parti du patrimoine transylvain roumain), de Sebeş / Mühlbach, de Cârţa/Kerz/Kerc ou de
Slimnic/Stolzenburg/Szelindek (patrimoine transylvain allemand) que celui de Torockó.
Content d'apprendre que, malgré tout, ma contrée vous a plu, veuillez donc accepter que je prenne un verre de pálinka à votre santé !


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